Gabon : à quand un référendum pour le départ de la France ?

Gabon : à quand un référendum pour le départ de la France ?
Le général Brice Clotaire Oligui Nguema, un valet de Paris ?

La présence du 6e BIMA au Gabon appartient à une époque révolue ; il est temps de demander aux Gabonais son départ.

MAKONGONIO — Dans un contexte où les anciennes colonies françaises en Afrique rejettent de plus en plus la présence militaire de la France sur leur territoire, il est grand temps que le Gabon, sous la direction du général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, fasse preuve de leadership et emboîte le pas aux pays frères.

À l’instar du Niger, du Mali, du Burkina Faso, du Tchad et récemment du Sénégal, il est urgent de réfléchir à l’avenir de la présence militaire étrangère au Gabon et d’agir en conséquence. La junte du CTRI, dirigée par Oligui Nguema, doit impérativement organiser un référendum où les électeurs gabonais auront à répondre à une simple question : « Êtes-vous d'accord pour le maintien d'une base de l'armée française au Gabon ? »

À temps nouveaux, relations nouvelles

Les relations entre États modernes doivent être fondées sur le principe de réciprocité et de respect mutuel. Pourtant, un déséquilibre flagrante persiste : la France maintient des bases militaires permanentes dans des pays comme le Gabon, le Mali ou le Congo-Brazzaville, alors qu’aucun de ces États n’a de troupes stationnées à Marseille, à la Corse ou à la Normandie. Pourquoi accepter un tel schéma unilatéral ?

Les mentalités et les circonstances ont changé. Si l’on aspire à des relations bilatérales équitables, il est crucial de se défaire des héritages colonialistes qui perpétuent des rapports de domination. Les Gabonais, comme d’autres peuples africains, ne peuvent plus tolérer des présences militaires qui ne répondent ni à leurs intérêts ni à leurs besoins.

Une présence militaire incohérente

Le Gabon, un pays qui n’a jamais connu de guerre, est pourtant l’hôte du 6e Bataillon d’Infanterie de Marine français (6e BIMA). Comment justifier cela, alors que des pays tels que la République Démocratique du Congo, le Soudan ou encore la Libye, qui sont régulièrement en proie à des conflits armés, n’abritent pas de base militaire étrangère ?

La logique voudrait que la présence militaire soit justifiée par des impératifs de sécurité ou des alliances stratégiques mutuelles. Pourtant, la situation actuelle ne répond à aucun de ces critères. Pourquoi un État stable comme le Gabon devrait-il accepter une présence militaire étrangère tandis que d’autres États, confrontés à de véritables défis de sécurité, n’en bénéficient pas ?

Une question de souveraineté et de cohérence

De la même manière qu’il serait inconcevable d’accueillir une base militaire russe ou une flotte navale chinoise dans les eaux territoriales gabonaises, il n’y a aucune justification cohérente pour maintenir une présence militaire française. L’indépendance et la souveraineté nationales doivent être des priorités non négociables.

Si la France souhaite contribuer à la paix et à la sécurité internationales, elle pourrait envoyer ses soldats en mission au Soudan, au Sud-Soudan, ou encore au Mexique, où la lutte contre les cartels armés demeure un enjeu majeur. Ces contributions seraient bien plus pertinentes que de stationner des troupes dans un pays stable comme le Gabon.

Une opportunité historique pour le CTRI

En tant que chef de l’État, le Général de Brigade Oligui Nguema a l’occasion unique d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Gabon. En organisant un référendum sur la présence militaire française, il permettrait au peuple gabonais de décider souverainement de leur avenir.

Pour rappel, c'est cette armée française qui avait ramené au pouvoir le premier président du Gabon, Léon Mba, après le premier et unique putsch patriotique du pays en 1964. Par ce geste l'armée française s'est positionnée comme ennemie du peuple gabonais.

Les Gabonais doivent avoir leur mot à dire sur une question aussi fondamentale que celle de leur souveraineté territoriale. En suivant l’exemple de ses homologues dans la région, Oligui Nguema enverrait un message fort à la communauté internationale : le Gabon est un État souverain et digne de respect.

La présence du 6e BIMA au Gabon appartient à une époque révolue. Aujourd’hui, le Gabon doit affirmer son indépendance et se défaire des vestiges d’un passé colonial. En agissant maintenant, le Général de Brigade Oligui Nguema peut réaffirmer la souveraineté du Gabon et inscrire son nom dans l’histoire comme un leader visionnaire et déterminé.

Le moment est venu d’agir. Le peuple gabonais attend.

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