Les « covos de la libération » : 5 preuves qu'Oligui est hypocrite

Oligui Nguema ne possède ni la cohérence morale ni l’intégrité nécessaire pour diriger le Gabon. Il doit dègager !
MÉDOUNEU — Le Gabon traverse une période tumultueuse sous le leadership du général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis son putsch présenté comme « coup de la libération », de nombreuses incohérences émanent de ses paroles et de ses actes. Entre croyances personnelles, engagements sociopolitiques et gestion du pouvoir, les contradictions abondent et interrogent même la sincérité de l'homme qui, dans quelques mois, devrait solliciter les suffrages des électeurs gabonais.
Catholique et polygame
Le général Oligui Nguema se présente comme un fervent catholique, une religion qui préconise la monogamie comme dogme sacré. Cependant, il est de notoriété publique que le général est un polygame, étant légalement marié à deux femmes. Il s'agit, d'une part, de Mme Zita Oligui et de Mme Anouchka Avome Oligui. En pays Bantou, chacun est libre d'embrasser la polygamie ou de la rejeter. Il n'en va pas de même sous la foi catholique.
Cette dualité soulève des interrogations sur la cohérence de ses convictions personnelles et la moralité qu'il prétend incarner. Comment un chef d’État peut-il concilier des pratiques qui contredisent directement les principes fondamentaux de sa foi ? Ce paradoxe est à la fois troublant et symptomatique d'une gestion déconnectée des valeurs qu'il prétend défendre.
Fidélité à la patrie et allégeance à la loge
En cas de conflit entre les intérêts de l'État gabonais et ceux de la franc-maçonnerie, quelle partie triomphera ?
Il est bien connu que chef de l’exécutif gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, est membre des loges de la franc-maçonnerie. Comme son mentor Omar Bongo, il prétend mettre les intérêts de la République au-dessus de tout. Mensonge !
Lorsqu'il a prêté serment en tant que grand maître des francs-maçons du Gabon autour de 2009, l'ancien président Ali Bongo a récité un serment qui dit en partie ceci: « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour servir les intérêts de la Franc-maçonnerie ».
Il n'y a aucune raison de penser que le général Oligui Nguema a prêté un serment différent en devenant franc-maçon.
Ce lien avec une organisation discrète peut entraîner des soupçons de manipulation ou de gouvernance par procuration. Qui dirige véritablement le Gabon ? Le général ou ses mentors maçons ?
Les covos de la libération
Prétextant un coup d’État pour « la libération » du Gabon, Oligui Nguema a pourtant instauré un climat où les libertés fondamentales sont bafouées. Les forces armées, sous son autorité, commettent des abus éhontés : torture de suspects, rasage ce crâne (« covo ») forcé humiliant et, dans certains cas, exécutions sommaires sans procès.
On peut citer le cas du jeune Glen Patrick Moundende en 2023 et, plus récemment, celui de Johan Bounda, un Gabonais patriotique qui avait rejoint les rangs des forces armées dans l'espoir de protéger son pays. Il vient d'être lâchement assassiné sous torture sur la base de simples soupçons de vol.
Ces pratiques, perpétrées dans l'impunité totale, contredisent ouvertement les déclarations du général sur la restauration de la justice et des droits humains.
Les institutions de l'arbitraire
Bien qu’il clame vouloir restaurer les institutions gabonaises, son mandat est marqué par une prise de décisions arbitraires. Lors d’un discours, il a affirmé que plus une foule hue sur un officiel incompétent, plus il est déterminé à le maintenir en poste. Cette attitude démontre un mépris flagrant pour les doléances du peuple et soulève des doutes sur son engagement réel envers la démocratie participative.
Sur ce chapitre, notons aussi que la nouvelle constitution du CTRI interdit aux étrangers d'acheter des terrains au Gabon à titre individuel mais elle permet en même temps aux sociétés étrangères de le faire. Donc il suffit à deux Libanais par exemple de créer une SARL pour que ces Libanais achètent un terrain au Gabon au nom de la société. C'est l'hypocrisie pro-max !
Un prétendu patriote qui inscrit ses enfants au lycée français
En tant que prétendu champion de la gabonisation et de la souveraineté nationale, le général Oligui Nguema adopte des pratiques qui démentent ses paroles.
Il a inscrit ses propres enfants dans une école française à Libreville, une décision qui prouve qu'il n'a pas l'intention d'investir durablement dans l'éducation des enfants gabonais.
Un acte qui contraste aussi avec ses appels à la fierté nationale. Cette incohérence de trop ne fait qu'éroder davantage la crédibilité du chef du CTRI et illustre une hypocrisie qui révèle ses priorités personnelles au détriment des valeurs qu’il prétend promouvoir.
À la lumière de ces contradictions flagrantes, il est clair que Brice Clotaire Oligui Nguema ne possède ni la cohérence morale ni l’intégrité nécessaire pour diriger le Gabon.
Son régime, loin d’apporter la libération et la justice promises, s’enfonce dans l’arbitraire et l’abus. Le général doit prendre ses responsabilités et renoncer à une fonction pour laquelle il s’est démontré indigne. Pour le bien de la nation, il est temps qu'il cède la place à une gouvernance plus transparente, éthique et réellement orientée vers les intérêts du peuple gabonais.